La Tempesta – Destins tragiques de violonistes virtuoses

16,00 20,00 

Samedi 17 octobre 2020 18H
Eglise Saint-Martin,1, rue Jean XXIII, 95220 Herblay-sur-Seine

 

Patrick Bismuth, violon
David Simpson, violoncelle
Hélène Dufour, clavecin
Caroline Delume, théorbe

Oeuvres de J.M Leclair, L.G Guillemain
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UGS : ND Catégorie :
Les destins parallèles de deux grands violonistes français

Ils ont suivi l’enseignement des mêmes maîtres italiens du violon, contribué à l’évolution
de la technique du violon en laissant des œuvres d’une grande virtuosité, inscrit leur nom
dans l’histoire de la musique, bénéficié de la confiance et de la générosité des princes de
leur temps, mais ont eu tous deux une fin tragique.

Louis-Gabriel Guillemain et Jean-Marie Leclair

Élève de Somis, tout comme Leclair et Guignon, Guillemain se distingue comme excellent
violoniste et joue à l’opéra de Lyon, puis devient premier violon de l'Académie royale de Dijon et,
par la suite « ordinaire de la musique et de la Chapelle et de la Chambre du roi » à la cour de
Versailles.
Leclair apprend son premier métier avec son père : la passementerie. Après quoi il devient
danseur puis maître de ballet à la cour de Turin où il rencontre Somis avec lequel il étudie le
violon. Quelques temps après il s’installe à Paris où il intègre la musique de la cour du roi.
Voici deux excellents violonistes ayant dédié leur vie à la musique.
L’un cultive la technique instrumentale jusqu’à l’excès. Son livre de 12 Caprices pourrait
se situer dans l’évolution de la technique entre les œuvres homologues Locatelli et Paganini.
L’autre, harmoniste distingué, auteur de Scylla et Glaucus, met l’opéra, la danse, le violon
au service de son art. La danse omniprésente même dans ses pièces instrumentales caractérise
l’homme de cour français qui en tire à la fois spiritualité et aisance dans les arcanes du pouvoir.

Un des points communs aux deux personnages est la virtuosité instrumentale : on peut se
demander quel est le sens de ce mot, de cette qualité, et à quel point elle peut induire un
comportement une conduite de vie. Cette virtus, apanage des viri, ce courage, cette force, cette
intrépidité, ce défi perpétuellement renouvelé du soliste, ce goût du risque propre au funambule
sans filet, pourraient bien mener à la sagesse suprême, au mysticisme ou à la folie.
Guillemain a « la tête dérangée » juge jean-Benjamin De La Borde, jeune financier et
compositeur. Quoi qu’il en soit, on le retrouve, mort à Chaville, près de Paris, le 1er octobre 1770
le corps criblé dit-on de 14 coups de couteau qu’il se serait donnés lui-même, désespéré de sa
situation financière dramatique.
Contrairement à Guillemain, on ne connaît à Leclair ni neurasthénie ni misanthropie ni
tendance à l’excès d’alcool, mais il est assassiné violemment le 23 octobre 1764 près de chez lui.
Les circonstances de sa mort sont toujours un mystère.

 

Programme

 

Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770)
  • Caprice N° 1 opus 13 (1755)
  • Sonate N° 7 du Premier Livre (1734)
    Adagio- Allemanda allegro- Sarabanda largo- Allegro assai
  • Caprice N° 2 opus 13 (1755)
Jean-Marie Leclair (1697-1764)
  • Sonate N°5 du Quatrième Livre opus 9 (1723)
    Andante- Allegro assai- Adagio- Allegro ma non tropo
  • Sonate N°8 du Quatrième Livre opus 9 (1723)
    Andante ma non trop Allegro assai- Andante- Tempo di Ciaccona

Piloté par les violonistes Hélène Houzel et Patrick Bismuth, l'ensemble la Tempesta se
consacre majoritairement aux musiques des XVIIe et XVIIIe siècles sur instruments originaux.
L'ensemble se distingue par des projets toujours audacieux et innovants, tant du point de vue
musicologique que sur la forme même des concerts.
On a pu l’entendre par exemple la saison passée dans un programme alliant la musique de
Heinrich Franz Biber (musicien bohémien violoniste du XVIIe siècle) avec la musique populaire
d'Europe Centrale, ou bien, dans un programme de psaumes du compositeur Salomone Rossi,
créateur d'une liturgie nouvelle pour les synagogues vénitiennes au XVIIe siècle.
L’année 2017 a été marquée par la création par la Tempesta de l’opéra-ballet « Le Destin du
Nouveau Siècle » d’André Campra, opéra considéré comme perdu depuis 1706 et dont une partition
a été retrouvée en 2015
Sa discographie riche et unanimement saluée par la critique (« Choc » du Monde de la
musique, « Recommandé par Répertoire », 5 Diapasons...) comporte, entre autres, La Vocalité
instrumentale en Italie à la naissance de l’Opéra contenant de nombreux inédits (Marini,
Guerrieri...), Les Sonates du Rosaire de H.I.F. von Biber, le Quatrième Livre de sonates de Jean-
Marie Leclair, Harmonia Artificioso Ariosa de H.I.F. Von Biber.

Informations complémentaires

Prix

20,00 € (Tarif plein), 18,00 € (Tarif adhérent asso. culturelle ou sénior), 16,00 € (Tarif adhérent Spiriades)

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